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Une vue sur Buenos Aires

Les rocambolesques et inénarrables péripéties d’un mangeur de cuisses de grenouilles chez les Pépitos

Etienne

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March 25

Où l’aventure continue

 

Me voici de retour pour vous relater le reste de mes rocambolesques aventures !

Certes, beaucoup de jours se sont écoulés depuis le précédent post et il serait un peu ridicule de continuer à écrire la suite de mes vacances alors que cela est maintenant passé de date, périmé pour employer un vocable gustatif. Mais l’on dit que le ridicule ne tue pas, et comme on dit aussi que ce qui ne tue pas rend plus fort, l’un dans l’autre : « le ridicule rend plus fort » et cela me rend encore plus légitime dans la poursuite de ce récit.

Passons sur ce raisonnement abscons, ce sophisme ridicule qui n’a d’autre but que d’être une introduction indigeste, pour continuer dans le culinaire… Je m’en excuse.

 

La suite de notre aventure nous a donc menés sur la ruta Nacional 7 qui traverse sur toute sa largeur le sol argentin, ralliant ainsi l’Uruguay au Chili !

La ruta 7

 

Bien évidemment on ne s’est pas tapé toute la ruta 7 (1224 km, c’te blague !!) mais juste la partie qui traverse la cordillère des Andes et rallie l’Argentine au Chili ce qui nous a pris une journée aller-retour dans un minibus avec d’autre touristes.

La route nationale n°7 (et oui, pour ceux qui n’ont toujours pas compris : ruta = route) dans sa portion traversant les Andes est un chemin étriqué, à flanc de montagne, la transperçant parfois au travers de tunnels. Le tout baigné dans un paysage devenant de plus en plus désertique et aride.

 

 Plus on s'enfonce dans la cordillère, plus le sol est aride!

 

Cette variété de paysage fait de la ruta 7 une étape indispensable pour tout touriste digne de ce nom, muni d’un appareil photo-mitrailleur (numérique bien sûr) et désireux de combler sa carte mémoire de 2Go (le genre de personne à qui on répond « j’peux pas j’ai piscine » quand il te propose une séance visionnage de ces photos de vacances)

 

Cela nous a donc permis d’avoir de jolies photos de montagne, d’admirer le plus haut sommet des Amériques : « l’Aconcagua » avec ses 6960 m. Pour ma part, je suis monté à « seulement » 4200 m , en fin de parcours, pile à la limite entre l’Argentine et le Chili. Pour pouvoir bien sûr jouer les débiles profonds en se disant : « je suis en Argentine, hop un saut de côté et je suis au Chili, hop un autre saut et je reviens en Argentine. » Je crois que ça ne fais rire que moi…

 

L'Aconcagua, le sommet le plus haut des Ameriques, ça paraît pas hein?

 

 

Cette statue délimite la frontière entre Argentine et Chili, c'est ici qu'il y a moyen de faire le con...

 

Nous avons aussi fait une escale au  «puente del inca », un lieu où l’on peut admirer une formation bizarre de la roche qui bien sûr s’accompagne d’une légende locale qui  comme toujours change totalement d’une personne à l’autre. Tout le monde s’accorde en tout cas pour dire qu’il s’agit d’une sorte de pont créé par les dieux suite à une prière du peuple inca parce qu’ils arrivaient pas à aller de l’autre côté (et qu’ils étaient sans doute trop feignant ou trop primitif pour fabriquer un vrai pont)

 Le fameux "puente del inca"

Quant à la nécessité d’avoir un pont à cet endroit précis, je laisse votre imagination en juger…

Vous remarquerez aussi qu’il y a un vieux bâtiment de l’autre côté du pont, j’ai cru comprendre que c’était une sorte de station thermale inca il y a bien longtemps à moins que ce ne soit tout simplement la maison du mec qui a prié les dieux pour avoir un pont pour pouvoir sortir de chez lui. Dans ce cas là nous sommes en droit de nous demander : « mais qu’est ce qu’il foutait de l’autre coté de la falaise cet ahuri ! »

La maison de l'autre côté de la falaise où vivait l'ahuri

 

Vous l’aurez compris, ce fut une journée sympatoche, propice aux prises de photos en vue des paysages grandioses et pittoresques qui nous étaient offerts. Et surtout après être monté à 4200 m, le mec qui me dit avoir monté le pic d’Aneto, je peux le traiter de tapette ! (oui bon, je sais, moi c’était en bus…)

Mais bon, ça restait tout de même du voyage en bus, le côté touriste bien au chaud - bien au sec, c’est sympa pendant 2 jours mais ce qu’on veut c’est de l’aventure !

 

 

Mais Mendoza, ce n’est pas que des jolis paysages, c’est aussi un tas d’activités plus intéressantes les unes que les autres. Les agences touristiques proposent donc à qui le veut de faire du rafting, du trekking, du rappel ou du parapente. Hélas, tout ça a un prix et je ne suis qu’un pauvre étudiant, il faut donc faire une sélection conforme à la taille du portefeuille.

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Ah Ah Ah, non, je déconne ! On est chez les pauvres ici, vous avez déjà oublié ? En plus avec la montée de l’euro, je suis encore plus riche chaque jour, alors pourquoi se priver mon Pépito ?

 

On commence donc avec le rafting, pris sur la matinée suivante.

Bien entendu, c’était la première fois que j’en faisais, de même pour Romain et Tatiana. On a donc choisi un parcours medium, pas trop long et ne demandant pas une trop grande expertise, mais offrant tout de même de bonne sensation (on n’est pas des pd non plus !)

 

On a fait ça sur un fleuve (el rio las cuervas il me semble) qui traverse la cordillère des Andes le long de la Ruta nacional 7.

D’ailleurs, pour prendre le devant sur les commentaires, je tiens à préciser, que si le fleuve est tout marron, c’est à cause des sédiments dans son lit qui lui donnent cette teinte spéciale. Ce n’est pas comme on pourrait le croire un fleuve de boue (ou alors c’est de la boue très liquide) ce n’est pas non plus un fleuve dans lequel c’est renversé une colonne de camion Nesquik pour les besoins d’une publicité avec le lapin surfant dessus, et c’est encore moins le produit de la redirection des égouts des villes avoisinantes. (En gros c’est pas un fleuve de caca)

Le fleuve en question!

 

Après quelques instructions dans la langue de Cervantès données par notre moniteur (se résumant en 4 actions : ramer en avant, ramer en arrière, se planquer dans le bateau, bien s’accrocher) on se lance à l’aventure. Les 3 français plus 3 autres pépitos.

 

Je me passerai ici de faire un descriptif détaillé mettant en exergue la tourmente fluviale dans laquelle nous fûmes bringuebalés, la férocité dont il a fallu nous armer dans l’unique but de notre survie, de faire l’éloge de notre courage ainsi que de notre héroïsme face aux éléments déchainés.

Non, je préfère rester modeste et vous livrer à la place quelques photos (oui, entre 2 coups de rame ça m’arrivait d’utiliser mon appareil…) de ce moment fort en sensation.

 

De toute façon je me vois mal vous raconter dans les détails qu’on suivait à la lettre toute les instructions données (ou plutôt gueulées) par le mono, ça fait un peu moyen…

Donc va pour les photos !

On commence par les poses grandioses, avant le choc frontal !

 

Bon, ok, vous l'aurez compris, c'est pas moi qui ai pris les photos... 

 

Remis de nos émotions de la matinée, on enchaîne en début d’après midi par un peu de rappel

Bon alors pour le rappel, pas besoin de pavoiser, c’est pas la peine, une corde une falaise et tu descends… Oui bien sûr y’a toute l’histoire avec les mousquetons, l’équipement et le fait de bien prendre ces appuis, mais bon entre nous c’est pas grand-chose…

 

Disons pour parler clairement qu’après s’être fait balancer dans tous les sens la matinée durant le rafting jusqu’à se retrouver tout trempé, il était normal qu’on passe le début d’après-midi à sécher le long d’une corde sur une paroi orientée plein soleil. Ici je pourrai placer une comparaison facile avec le linge, que l’on met à nettoyer dans une machine qui le fait tourner dans tous les sens pour ensuite le faire sécher sur une corde...

 

 

Pour la suite, on a terminé la journée sur un peu de trekking. On pourrait appeler ça une balade en montagne à la découverte de la flore locale, mais je préfère le terme de trekking, ça fait plus adventure, plus sport. Nous avons arpenté des versants pentus, bondissant de crevasse en crevasse et nous arrêtant de temps en temps pour reprendre notre souffle, admirer le paysage ou relever les différentes espèces de cactus. Enfin ça s’était surtout les autres, moi à chaque arrêt j’enchainais sur une vingtaine de pompe suivi de quelques abdos pour pas perdre le rythme… Blague à part, la randonnée n’a pas été de tout repos mais c’était tout de même sympathique.

 

Vue prise pendant le trekking (en même temps que je faisais mes pompes)

 

Ici, je ne saurais continuer la métaphore avec le linge, vu que nous étions plus trempés après l’excursion qu’avant. Et ce, malgré le soleil omniprésent pour nous sécher, ce qui devrait pourtant rendre l’exercice plus facile, c’est un non sens !

February 05

Des vacances, en veux-tu, en voilà!

 

En réponse au sieur Goulu, dans son honoré du 4 février, et pour de nombreuses personnes qui me demandent premièrement à quoi je passe mon temps à Buenos aires et deuxièmement à quoi ça sert d’avoir un blog si c’est pour pas s’en servir et ne pas le mettre à jour, je répondrai de manière unanime aux deux questions : à rien !

Mais bon, c’est pas ça qui va alimenter la discussion. Certes j’ai du retard et je ne suis pas sûr de pouvoir tout rattraper, alors reprenons depuis le début.

Pour rappel, cela fait 2 mois que je suis en vacances (et j’entends de mauvaises langues y ajouter que depuis mon arrivée en Argentine, je suis en vacances… Je ne leur répondrai que ceci : Pourquoi ? Pas vous ?)

Bon, on zappe sur les petits trucs, les vacances d’une semaine à la mer en décembre (ce qui à de quoi faire rire quand on a toujours vécu en France) avec visite de la présidente Cristina et élection de miss plage.  De toute façon, j’ai passé mon temps à y bronzer (maintenant ça donne !!) et à boire des margarita, ma nouvelle et couteuse passion et j’ai pas pensé à prendre de photo bien entendu. Y’avait pas grand-chose à y voir donc vous perdez rien (mais bon, si vous voulez vraiment voir des photos je tacherai d’en récupérer…) mais ça on peut dire que ce n’était pas encore les vacances, puisque notre dernier examen avait lieu juste à notre retour sur Buenos Aires, ce qui ne m’a pas stressé pour autant, c’était juste un examen final nécessaire pour valider mon semestre.

D’ailleurs, à ce propos pour ceux que ça intéresse, mon semestre est validé. Encore une occasion pour boire !

Non, les véritables vacances, le véritable trip a commencé en janvier une fois les périodes de noël passées. Ne sachant pas trop où aller, et se disant que n’importe où serait très bien, nous avons décidés, mes collocs et moi de prendre un billet pour la ville de Mendoza au pied de la cordillère des Andes et de voir où ça nous mènerai.

 

Bref, après une nuit de voyage en omnibus nous voilà arrivé, tout frais tout dispo à Mendoza.

 

Place principale de Mendoza

 

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Parenthèse informative - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

L’omnibus, c’est trop bien, le moyen de transport de prédilection ici.

En effet, le pays est très grand et tout voyage prend des ampleurs considérables. Hélas, les pépitos n’ayant pas d’argent pour voyager en avion, s’ajoutant à cela peu de vols nationaux et tous en partance de Buenos aires, et pour des prix exorbitants faisant montre d’un monopole de la part de la compagnie nationale, on comprend que tout le monde ici préfère voyager en omnibus à moindre prix, même si c’est pour ce taper 25h de trajet.

Heureusement, cela a permis la démocratisation des compagnies d’omnibus, qui paraissent de véritables affréteurs. Tous les cars sont à double étage, tous ont un valet en plus du chauffeur pour nous servir, un bar, des toilettes qui marchent, et une TV dont ils se servent. On est bien loin des transports en car en France où quand y’a une télé, elle sert jamais, avec des sièges pourris et qui nous font à tous préférer le train.

Et là, je ne vous parle que de la seconde classe appelée semi-cama. En première classe (cama), c’est un peu comme une première classe d’avion (quoi, vous n’avez jamais voyagé en première classe ?) bref, c’est pas un siège mais un véritable fauteuil presque totalement inclinable avec un vrai repose pieds, ils te filent un oreiller, une couverture et les repas sont bien meilleurs qu’en seconde classe (parce que oui, ils te filent des repas, et des repas chaud en plus). Il y a des classes au dessus encore, mais j’ai pas essayé.

Bref, l’idéal du trajet en bus c’est de le faire de nuit, pour pas perdre une journée inutilement, suivant la longueur du trajet, tu auras droit au repas du soir, le petit dej, et le repas du midi si c’est vraiment très long. Comme tu dors tout le long du trajet parce que c’est bien confortable, ça passe très vite.

En plus, pas besoin de réserver, contrairement à l’avion, les prix sont fixes et n’augmentent pas suivant la disponibilité et comme il y a plein de compagnie, il y a toujours moyen de trouver une place pour où vous voulez quand vous voulez, en allant directement au terminal et en allant voir à l’un des nombreux guichets.  Ici, même le terminal d’omnibus fait penser à un aéroport, par ces bars, resto, agences et par son ampleur.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Fin de la parenthèse - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

Nous voilà donc arrivé. Habitués des trips à l’arrache où on a rien réservé avant de venir depuis notre semaine à mar de plata, on se retrouve en moins de 15 minutes montre en main avec un hôtel très honnête pour un prix très honnête. Pour info, on a rencontré par la suite un couple de français qui étaient arrivé en même temps que nous et qui à l’aide du guide du routard ont vraiment peiné pour trouvé un hôtel et ont vraiment raqué. De toute façon, moi je fais plus confiance au guide du routard depuis longtemps, j’y préfère mon instinct qui est plus économique.

Vous vous demandez certainement (et si ce n’est pas le cas vous n’êtes vraiment pas curieux) comment est ce que l’on peut trouver en moins de 15 minutes, dans une ville inconnue, en étant à pied, un hôtel honnête pour un prix honnête ?

Et bien c’est très simple, arrivée dans la ville, l’omnibus nous dépose au terminal de Mendoza et là, en déchargeant nos bagages de la soute, on attend de se faire accoster par un mec, qui nous propose un hôtel (le cas classique) on vérifie le prix, il est plus qu’honnête : 35 pesos par personne par nuit : salle de bain privée, TV avec cable, ventilo et climatisation pour un supplément. Alors on suit le mec, qui nous paie le taxi nous présente l’hôtel et la chambre. C’est pas du 3 étoiles, mais ça vaut largement son prix, ça nous va, marché conclu. Et voilà arrêt du chrono : 15 minutes.

Là où tout touriste français accompagné de son routard/ptit futé/guide michelin aurait flairé l’arnaque à touriste et aurait envoyer boulé le mec en lui disant que : «  on m’là fait pas à moi !» parce que c’est écrit dans le guide de pas faire confiance aux gens et de passer sa route. Ce même touriste aurait été claquer son argent dans un autre hôtel plus cher mais qui au moins fait parti du guide, gage de « bonne qualité »

Nous on a préféré suivre le gars, parce qu’on sait qu’il n’y a pas d’arnaque, le mec fait son boulot de rameuter des clients pour l’hôtel, ça lui sert à rien de nous mentir sur les prix parce qu’on s’en rendra forcement compte, et en plus il nous a payé le taxi pour y aller. De toute façon il suffit juste de voir le prix de l’hôtel : 35 pesos par personne, pour ce prix là dans le guide du routard, t’as le droit à une chambre en dortoir dans une auberge de jeunesse avec sanitaires sur le palier et faut pas compter sur les régles d’hygiènes et sur la propreté. Alors bon, n’importe quel hôtel peu importe son prix rivalise avec ça…

Pour en revenir à Mendoza, c’est une très jolie ville, située dans la région viticole de Mendoza dont elle est la capitale (ici ils aiment bien réutiliser les noms des régions pour les villes et vice-versa).

Même si c’est une ville à la population non négligeable (la 4eme plus grande du pays), les gens y sont plus cool qu’à Buenos Aires (plus cool que cool donc), il n’y a quasiment pas d’immeuble gigantesque pour te donner une sensation de ridicule, peu de voitures y circulent et l’air y est bon.

 

la ville de Mendoza

 

Pour notre première journée, on visite, on se balade, on organise notre semaine. Qui dit région viticole dit vignoble tour et ce sera notre première activité dans la région. Ensuite la promiscuité avec les Andes invite à y faire une petite incursion histoire de voir du paysage. Enfin, de nombreuses agences de voyage offrent des activités plus sportives, comme du rafting, trecking, rappel, parapente… On est en montagne quoi !

 

Ze vignoble Tour

 

 

Bon, voilà le truc intéressant, un p’tit tour en mini cars, plusieurs exploitations à visiter et à chaque arrêt une dégustation. Au programme : 2 exploitations viticoles, une fabrique d’huile d’olive et une fabrique de liqueurs. Comme à chaque fois, on nous explique que l’exploitation est familiale, qu’elle à plus de 50 ans, (50 ans ??? ouhou, je suis impressionné…)

Pour la petite histoire, ces tonneaux ont été fait avec du chêne français

 

mue par des règles très strictes assurant un produit de qualité et bien sûr on repasse en détaille le procédé de vinification, de mise en cuve et tout et tout… Bref pas de quoi impressionné un français bien chauvin ayant grandit dans une région bien vinicole. La seule question : C’est quand qu’on boit ?

petite degustation bien sympathique

 

Pour les intéressés, on cultive notamment du cabernet-sauvignon, du merlot, du pinot et un peu de syrah dans la région.

 

Vient ensuite la présentation de la fabrique d’huile d’olive, c’est vraiment histoire de nous filer des amuse-gueule pour éponger un peu en attendant de passer à la fabrique de liqueurs. Parce que bon, sincèrement, entre nous, qui se préoccupe de la fabrication de l’huile d’olive ? Personne n’en a rien à carrer, tout le monde est juste venu pour se rincer le gosier.

 

Ce qui nous amène au terminus, la fabrication de liqueurs, qui est en fait une entreprise spécialisé dans le plagiat de liqueurs nationales d’autres pays. On y trouve une très bonne contrefaçon du bailey, une reproduction douteuse d’un whiskey, de la vodka faite maison, du cognac appelé coñac pour éviter de se faire remarquer et une liqueur d’orange qu’ils appellent cointreu sur leurs cartes des dégustations. Pareil, on s’est gavé. J’ai pu m’assurer que le cointreu local ne tenait pas la comparaison face à un véritable cointreau et Romain n’a pas osé gouter au coñac par peur de perdre la vue. Ainsi s’achève notre première excursion, et on n’est pas déçu pour l’instant. La prochaine nous emmènera sur la ruta 7 qui traverse les Andes pour rallier le Chili à l’Argentine, s’ensuivra une semaine de sport-aventure palpitante. Ce que je réserve pour un autre post !

 

 

December 09

Un post de Police

 

 Derrière ce jeu de mot, certes navrant, va poindre un très long post, et j’en suis navré.

Mais il n’en fallait pas moins pour pouvoir planter le décor de ce qui fut un putain de bon truc !

Car, le week-end dernier mes collocs et mois sommes partis, tous de joie vêtus au stade de River Plate pour aller voir « The police » le groupe mythique, composé de Sting, Summers et Copeland en concert.

Cette histoire, je vais vous la conter en 2 volumes.

Le premier intitulé : « La naissance d’un mélomane » vous raconte comment grâce à un pur jeu du sort j’ai put découvrir le groupe « The Police »

Le deuxième volume « Biographie d’un concert » est issu en grande partie d’une correspondance avec le sieur Simon L. grand fan également du groupe sus-nommé. Il s’agit d’un récapitulatif du concert.

 

 

La naissance d'un mélomane

 

L’histoire débute lors de mon année de cinquième. Les courants musicaux majeurs des 90s (à savoir la techno et la dance) s’estompaient pour faire place à des groupes préfabriqués, type boys-band. Je n’avais alors jamais été tenté par aucun des styles musicaux de mon époque, malgré l’achat par mon entourage des CD top du moment : « la plus grande discothèque du monde vol 8 » ainsi que « techno méga hit parade 2 ». Bref, le néant ! Et un jour grâce au fruit de mes divagations zappantes je tombai sur l’émission musicalo-lobotomisatrice phare du moment, c'est-à-dire : « plus vite que la musique » qui racontait alors que la plupart des succès du moment étaient en fait des reprises. Tiens donc ! Bien sur sans préciser que cela devait certainement être dû aux faibles talents imaginatifs des boys bands qui ne savaient pas aligner des mots de plus de 3 syllabes dans leurs chansons.

Mais l’essentiel n’est pas là, ce jour-ci, « plus vite que la musique » présentait donc une chanson type R&B appelé « Every move I make » qui malgré une mélodie agréable était servie (et très mal servie) par des pétasses chantant comme des casseroles. Juste après, ils montraient l’original et je vis du fin fond du salon un vieux clip rétro, noir et blanc avec un mec jouant d’une contrebasse en pizzicato et délivrant une mélodie suave et entraînante. J’étais subjugué, pour la première fois depuis longtemps j’entendais de la musique qui me plaisait, de la vraie musique.

 

      
Le clip dont il est question!

 

Le nom du groupe je ne vous le cache pas c’était : « The Police » qui interprétait « Every breath you take ». L’air ne m’était pas inconnu, j’ai donc fouillé dans les cd du pater pour pouvoir y trouver la perle ! Le cd best of The Police, que j’ai écouté du début à la fin, à la recherche du morceau convoité dont je ne connaissais pas encore le titre. Ce fut la deuxième claque de la journée, car bien sûr j’avais à faire à un cd best of, ou chacune des chansons était meilleures que la précédente ! Où sans même comprendre les paroles, chacune des chansons évoquait quelque chose pour moi. Le cd commençait par Roxanne, qui me laissa le souvenir d’un air entendu dans mon enfance, suivi de can’t stand losing you, qui fut mon morceau préféré pendant un bon bout de temps, so lonely, message in a bottle, walking on the moon et bien d’autre… Pour arriver enfin à Every breath you take présent à la fin du cd. Ce fut pour moi le début d’une ère nouvelle. Graçe à cela je me mis en découverte de nouveaux groupes (ou plutôt d’autres anciens groupes) alors que les autres de mon âge écoutait les « spice girl » et les « worlds appart », moi je découvrais « Queen », « The Beatles », « The Rolling Stones », « Dire Straits » et « The Doors ». Mais bien sûr The Police restait toujours la référence ultime.

Hélas, j’ai découvert la musique avec « The Police », alors qu’ils n’existaient déjà plus et c’était terrible de me dire que j’étais né 25 ans trop tard pour aller les voir en concert.

Alors bon, quand j’ai appris qu’ils allaient se reformer pour une tournée en Europe, j’étais tout fou ! Manque de pot il a fallu que le passage en France ne se fasse alors que j’étais déjà à Buenos Aires.

 

 

La suite prochainement dans le volume 2...

 

 

Biographie d'un concert

 

Déçu de ne pas avoir vu le concert au stade de France, je m'étais résigné à une vie de merde, ou chaque jour je pesterai contre ce maudit destin qui m'avait fait naître 25 ans trop tard, qui m'avait fait naître...

Jusqu’au jour où je suis tombé sur une affiche annonçant l’arrivée de The Police à Buenos Aires. Et là ni une ni deux, j’ai couru acheter des places pour moi ainsi que mes collocs pour le dimanche 2 décembre ! (Bon, je romance un peu ça c’est pas vraiment passé comme ça)

Depuis je me suis remis, je suis sortis de ma léthargie suite au concert qui était vraiment trop trop bien (remarque pour un fan…) et il est peut-être temps de vous en faire un compte rendu détaillé comme seul un fan peut le faire.

Bon tout d'abord il y avait un temps couvert (soi-disant) et la première partie a été annulée. C'était Beck un auteur compositeur dont je me fous royalement parce que c’est pas Sting.

Mais ça je ne l'ai su qu'après, quelle ne fut donc pas notre surprise (à moi, mes colocs et le reste du public) quand on vit arriver sur scène le groupe avec Gordon Sumner (Sting de son nom de scène) à sa tête, et commencer illico sur un "Message in a Bottle" au rythme rock très entraînant!

 

Concert de stade oblige, la scène étaient loin et on ne voyait pas tout le temps très bien, mais quel bonheur de faire un ensemble uni avec le reste du public, qui en bon fan scandait le refrains et reprenait tous les rythmes descendant que chante Sting en fin de chanson sur les versions studios.


Sting fait alors son bonjour au public, en espagnol bien sûr et en disant : "cantan con migo" (la 3eme personne pluriel fait aussi 2eme personne pluriel en Argentine, cantais n'existe pas)

Il enchaîne alors par un "Synchronicity II" très bien placé pour mettre le public en haleine. L'intro synthé reprise par Andy Summers (le guitariste pour les néophytes)

 

   

Synchronicity II 

 

Ensuite vient un petit "Walking on the moon" au rythme aérien. Puis pour continuer sur un succès ils ont enchainés sur "Don't stand so close to me" que je n'ai pas reconnus de suite car Andy Summers avait feinté pour l'intro! Bien sûr il existe 2 versions pour cette chanson, ils ont préféré celle du début du groupe présente sur le 45 tours "Zenyatta Mondatta", pas celle faite 6 ans plus tard.

Après ils ont décidé d'alterner avec des chansons moins connues et ont ressortis "Voices inside my head" du même album que la précédente. Puis, pour maintenir le public en ébullition ils ont suivi par "Every little thing she does is magic" avec l'intro originale (au piano) reprise par Andy à la guitare et un public encore plus déchaîné.

S'ensuivit "When the world is running down » tiré de "Zenyatta Mondatta" (alors que moi je suis plus Outlandos D'amour et Regatta de Blanc) avec cette chanson engagée, passait sur les écrans géants des photos de jeunes enfants du tiers monde, ah là là, Sting l'humanitaire!

Après cela ils sont revenu sur un de leurs hit "De Do Do De Da Da Da" Toujours très agréable à entendre, et Stewart Copeland était bien déchainé sur sa batterie (c’est le troisième homme du groupe, vous l’aurez compris.)

Ensuite ils ont sortis un petit "Driven to tears" pour ne pas déroger à la règle établis de : "on enchaîne un hit bien connus, puis une chanson un peu moins, puis un hit bien connus..." pareil ici on a le droit à un morceau assez cool, laissant la place au jeu de scène et aux solos tiré de l'album (je vous laisse deviner) "Zenyatta Mondatta"

Puis Sting a fait participer le public sur un autre très bon hit, même s'il n'a jamais fait parti des best of : "Hole in my life" le public reprenait les "Yeah!" dont le single est agrémenté, et c'était bien sympa ma foi!

Enfin ils ont enchaîné sur "truth it everybody", qui marche toujours très bien en concert et que j’attendais avec impatience . Par contre j'étais habitué à la version rapide et bien rock que j'ai sur un live dans un recoins de mon pc, alors qu'on a eu le droit à une version plus cool, plus proche de la version studio, c'est qu'ils sont plus tout jeunes et même si ils s'éclatent toujours autant sur scène, ils ont quand même moins la niak qu'il y a 20 ans. Mais ont va pas non plus leurs repprocher de faire leurs ages!


Après ça ils ont commencé à sortir du solide, que des tubes présents sur les best of en commençant par "Invisible Sun", le public avait l'air de moins connaître, dommage!

Vient alors "So lonely", que tout le monde est obligé de connaître selon moi. Avec un très long (et très bon) solo d'Andy Summers entre les 2 couplets. Petite feinte de Sting, il chantera le deuxième couplets 2 fois pour y introduire le nom de Andy Summers dans les paroles : "All made up and no way to go, welcome to this Andy Summers show!" puis la même chose avec Stewart. Là dessus fallait avoir l'oreille.

S'ensuivit "Wrapped around your finger" et là attention les écrans géants font un gros plan sur Stewart Copeland qui quitte sa batterie pour aller choper un gros xylophone et des grand gong tibétains et nous refait l'intro dessus, harmonieux, très travaillé, avec les faceties de Stewarts et un super final qui lui vaudra une ovation du public à la fin de la chanson, c'était énorme!

Et pour la chanson d'après c'est Sting qui s'y met en sortant la flûte de pan pour faire l'intro de "Walking on your Footsteps" qui enchaîne tout de suite après, Stewart quant à lui,
nous sort de je ne sais ou des tamtam africain pour lancer le tempo!

Le public est alors survolté et c'est parfait pour l'agressivité de la chanson suivant "Can't stand loosing you" qui hélas finit le bal, le groupe remercie, s'en va.

Mais il revient fort heureusement sous le rappel du public pour finir en beauté avec un petit "Every breath you take" sous la voix suave de Sting, suivi de "Roxanne" magistral et Stewart revient à son Xilophone pour entamer "King of pain" sous une nouvelle ovation du public. Puis le groupe repart!

Et reviendra une dernier fois avec Andy Summers qui démarre en solo le tout premier hit du trio "Next to you" qui fut un véritable feu d'artifice avec une grande présence du guitariste. Mais cette fois ci ce sera vraiment la fin, j'ai entendu tout leur plus grand hit, c'est des images pleins les yeux et des souvenirs pleins la tête que je ré atterris sur la pelouse du stade de River Plate.

 


Depuis je ne me lave plus, je refuse de me nourrir, je n'ai plus rien à espérer de la vie, j'ai réalisé mon rêve, je peux mourir.

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Mais après l’Argentine, parce qu’on est bien ici !

December 01

Bilan de fin de semestre !

 

 Et oui ! chez les pépitos l’école ce finit tôt, car on ne le dira jamais assez mais un pepito ça aime glander (et comme je les comprends !)

Petit rappel :

Ici, ils ont quand même fait les choses bien et l’année scolaire est alignée sur l’année civile. Cela pour la simple et bonne raison qu’hémisphère sud oblige l’été s’écoule de décembre à février. Les cours commencent donc en mars, le premier semestre se finit en juillet et le deuxième semestre dure jusqu’en décembre.

Fin du rappel.

Mais dans tout ça, ce qu’on oublie de dire (et que je ne savais pas avant d’arriver ici) c’est qu’il faut aussi prendre en compte la période des exams ! « Et alors ? » me dira tout électron qui se respecte et qui a vécu des périodes d’exams éclairs tout au long de son cursus ou tu te retrouve avec 8 matières à passer en l’espace de 3 jours (vérité vraie !) avec une période de révision entre la fin des cours et les exams d’un weekend généralement. Tout cela suivi d’une semaine d’examens oraux, remise de projet et j’en passe. Oui, sauf qu’ici ça se passe pas du tout comme ça (et c’est tant mieux).

Pour idée, si le semestre se finit le 31 décembre selon les chiffres officiels, les cours se terminent en réalité le 10 novembre pour laisser place à quasiment 2 mois d’examens. Là, de voir mes vacances s’allonger d’autant, je suis resté pantois ! De plus les examens sont au total de 5 (2 écris, un acte de présence, un oral et une remise de projet normalement) et on a le choix entre 2 dates (novembre ou décembre) pour les passer, parce qu’ici on n’aime pas imposer des dates aux étudiants !

Bref, qui dit fin de semestre dit bilan et je crois qu’il est tant de coucher ici le mien.

Quatre mois et demi ce sont écoulés depuis mon arrivée, soit à peu près 140 jours, voilà ce qui s’y est passé :

 

-          135 grasses matinées (j’en enlève quelques unes pour les jours ou il a fallu aller faire le visa)

 

-          En conséquence mon nombre d’heure de sommeil a connu une montée importante, faisant de moi un gros fainéant (je l’étais déjà avant mais pas autant !)

 

-          La durée des cours est passée de 4h par soir en début aout à 2h30 grand max depuis fin octobre pour devenir nulle aujourd’hui.

 

-          Alors qu’en France, la température a chutée de 30°, de 24 à -6, ici la température a augmentée de 30° de 0 à 30.

 

-          Mon vocabulaire hispanique a été multiplié par 3, ce qui est toujours insuffisant !

 

-          Le taux de change pesos/euros, frais bancaires inclus est passé de 4 à 4,5 soit une hausse de notre pouvoir d’achat de plus de 12%.

 

-          J’ai perdu une dent.

November 20

Du gore encore !

 

Voici venir la suite de mon épopée buccodentaire, sponsorisé par Freedent !

En effet, mercredi dernier retour au dentiste pour un arrachage de dent en bonne et due forme. Je passe les détails gore à coup de pinces monseigneur (j’exagère un peu) d’écarteur et tout ça… ça c’est pas super bien passé car au final ils se sont retrouvé à 3 sur moi (ici la main d’œuvre est pas cher) une assistante m’écartait la joue avec une sorte d’hameçon géant (maintenant, je comprend ce qu’endure une carpe) tandis que deux dentistes était penchés sur mes maxillaires comme autant de spéléologues. Comme ils n’y sont pas allé de main morte, je me retrouve avec 6 points de sutures, yeah ! !

Me voilà donc au final avec un bon trou dans la dentition une ordonnance pour des analgésiques et des antibiotiques (chouette ! !) Mais bon, avec la compresse dans la bouche pour éviter de trop saigner c’était pas forcement évident de jouer les drogués. Ensuite, forcement au fur et a mesures que l’anesthésie s’estompait la douleur augmentait jusqu’à ce que ça fasse très mal, alors j’ai décidé d’enlevé la compresse pour prendre un calmant (ouh la chochote !) Ce fut une grave erreur et j’ai passé le reste de la soirée à cracher le sang en grande quantité, mélangé à la salive ça donnait l’impression de couler à flot ! Ça m’apprendra tiens ! Après une soirée à douiller la tête dans une bassine à laisser coulé, la plaie s’est résorbé et j’ai survécu !

Après ça j’avais plus vraiment envie de retourner chez le dentiste, mais bon quand faut y aller… Il m’a donc enlevé les points de sutures la semaine d’après et depuis, j’ai plus de dent mais c’est quand même plus sympa ! On s’habitue vite et puis c’est un peu comme de perdre une dent de lait. Mis à part la première semaine à manger de la soupe à tous les repas, maintenant ça va je mange ce que je veux (mais plus jamais d’arlequin !!) et j’attendrai un mois pour me faire mettre une prothèse, le temps que la gencive se résorbe.

Et ça, je le sens, ça va être l’éclate totale genre remake du film gore : « Le dentiste » qui raconte l’histoire d’un dentiste (logique !) qui péte les plombs quand il découvre que ça femme la trompe et commence à s’en prendre à ces patients jusqu’à les défigurer. Un très bon nanard, qui donne pas envie d’avoir des caries !

 

 
bande-annonce du film "The dentist"

 

 
rafting  
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